MALADIES VECTORIELLES : EN SAVOIR PLUS

Qu’est-ce qu’une maladie vectorielle ?

Une maladie à transmission vectorielle est une maladie devant impérativement passer par un « transporteur » appelé «vecteur » pour être transmise. Le vecteur peut être le moustique par exemple.

Tous les moustiques ne transmettent pas des maladies. En Martinique, il existe un moustique vecteur de maladies, telles que la dengue, le chikungunya ou encore le zika : c’est l’Aedes aegypti.

Quelques informations sur l’Aedes aegypti Seule la femelle du moustique pique, car elle utilise le sang pour le développement des œufs. Elle est attirée par les mouvements, la forme, les couleurs, le dioxyde de carbone (CO2), les odeurs, la chaleur.

L’Aedes aegypti contracte un virus en piquant une personne malade et, quelques jours après, il contamine à son tour ceux qu’il pique tout au long de sa vie. Un moustique a besoin d’eau pour se reproduire. De ce fait, le meilleur moyen de lutter contre les maladies vectorielles telles que la dengue, le chikungunya ou encore le zika, est de supprimer les eaux stagnantes, dans lesquelles les moustiques peuvent se développer.

Comment couper l'eau aux moustiques ? La principale mesure pour se prémunir des moustiques domestiques (c’est-à-dire vivant à proximité immédiate de l’homme) est de supprimer les gîtes (réceptacles pouvant contenir de l’eau). Pour les éliminer, il est recommandé de les vider régulièrement ou les protéger à l’aide de moustiquaires et de veiller à leur entretien.

Comprendre la transmission de la maladie

Une personne se fait piquer par un moustique porteur d’un virus qui la contamine.


Ensuite, cette personne se fait piquer par un moustique sain. Le moustique devient alors infecté par le virus.


Quelques jours plus tard, le moustique infecté devient contaminant.Ce moustique peut alors transmettre le virus à une autre personne saine en la piquant.


DEUX POSSIBILITES :

Le virus ne se propage pas à d'autres personnes
La personne malade se protège des piqures, elle agit pour prévenir l’épidémie. Elle ne contamine pas d’autres moustiques.

Le virus se propage à d'autre personnes
La personne malade ne se protège pas des piqûres, elle peut transmettre le virus en contaminant d’autres moustiques

Le saviez-vous ?

Une épidémie désigne la propagation d’une maladie à un grand nombre de personnes, le plus souvent par contagion. Une épidémie de dengue, chikungunya ou zika peut donc être évitée si chacun applique les règles de protection et de lutte contre les moustiques de type Aedes aegypti.

Les gestes

J'élimine les eaux stagnantes

Je change l'eau 2 fois par semaine

Je couvre les fûts et citernes d'eau

Je nettoie les gouttières

Je me protège

1. Détruisez les gîtes

  • - Changez l’eau des vases à fleurs 2 fois par semaine
  • - Couvrez les fûts et citernes d’eau avec du voile moustiquaire
  • - Nettoyer les gouttières régulièrement
  • - Eliminer les déchets inutiles dans et autour de la maison
  • - Mettez les pneus et récipients à l’abri de la pluie

Le saviez-vous  ?

l’Aedes aegypti pond entre 50 et 100 œufs en une seule fois et a un rayon d’action de 500 mètres. Un fût peut produire 11 moustiques adultes par semaine  : un pneu, 7, et un vase à fleurs jusqu’à 3 Un moustique femelle peut vivre jusqu’à 60 jours et piquer environ 15 fois

2. Se protéger des piqures de moustiques

  • - Dormez sous une moustiquaire
  • - Utilisez des produits répulsifs (crèmes, spray, lotion anti moustiques)
  • - Utilisez une raquette anti moustique
  • - Portez des vêtements longs

Comment bien se protéger  ?

Les répulsifs
Les crèmes ou lotions cutanées éloignent les moustiques pendant 6 à 12heures. Une attention particulière doit être portée sur les enfants en bas âge et les femmes enceintes. Si l’on doit utiliser des crèmes solaires, le répulsif doit être appliqué au moins 20 minutes après.

Les barrières physiques
  • - Les moustiquaires de lit et berceau
  • - Les vêtements longs
  • - Tous peuvent être imprégnés d’insecticides pour renforcer la protection

La moustiquaire de berceau est le moyen prioritaire de protection pour pour les enfants avant l’âge de la marche

Protection maximale pour les femmes enceintes
Une piqûre par un moustique infesté par le virus du chikungunya dans la semaine qui précède l’accouchement peut entrainer la transmission du virus au nouveau-né qui peut se traduire par une forme très sévère avec un fort risque d’atteinte cérébrale.

3. Consulter un médecin

Si vous avez de la fièvre, des frissons, des courbatures, des maux de tête, des éruptions cutanées, des gonflements des mains/pieds ou des signes de conjonctivite.

HALTE AUX RUMEURS

Les maladies sont dans l’air : faux !

Le zika, la dengue et le chikungunya se transmettent par le moustique (genre Aèdes et principalement Aèdes aegypti aux Antilles).

Le moustique ne joue aucun rôle dans l’épidémie de Zika : faux !

Le moustique se contamine en piquant un malade du zika, ensuite chacune de ses piqûres transmettra la maladie.

Le moustique contracte le virus en piquant une personne malade et, quelques jours après, il contamine à son tour ceux qu’il pique tout au long de sa vie.

C’est une malédiction sur les Antilles : faux !

Les maladies vectorielles se répandent par les voyages de personnes malades. On les retrouve sur plusieurs continents.

Le virus se propage grâce au déplacement de personnes malades. Si un porteur de virus se retrouve dans un pays où des moustiques du genre Aedes sont présents, ces derniers pourront récupérer le virus sur lui et le transmettre localement.

On peut attraper plusieurs fois le zika : faux !

Une fois qu’on a attrapé le virus, on est immunisé.

Comme pour la dengue et le chikungunya, une personne ayant contracté le virus du zika développe une immunité contre la maladie.

Le virus du Zika touche plus et plus fortement les enfants : Ni vrai ni faux.

Le risque d’être atteint par le Zika ne dépend pas de l’âge mais de la protection contre les moustiques.

Cependant certaines personnes sont moins résistantes aux infections. Les personnes les plus fragiles sont plus exposées aux formes sévères car moins résistantes. Il s’agit aussi bien des personnes âgées que des enfants et ceci est valable pour n’importe quel virus (chikungunya, dengue…).

L’automédication est sans danger : faux !

Les traitements non recommandés par les médecins et les pharmaciens peuvent présenter des risques pour la santé.

Il n’existe pas de médicaments efficaces contre le virus du zika. Le traitement de la maladie est donc uniquement symptomatique. À la phase aiguë, il repose principalement sur l’administration de médicaments contre les douleurs (antalgiques) et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Les pouvoirs publics sont inactifs : faux !

Les pouvoirs publics œuvrent au quotidien dans la lutte contre l’épidémie, mais il appartient à chacun d’éliminer les gîtes larvaires et de se protéger contre les piqures de moustiques.

L’État, les collectivités, les communes et communautés d’agglomérations, les grands opérateurs sont tous mobilisés depuis le début de l’épidémie. Chacun à leur niveau ils interviennent dans la prévention, la lutte, la destruction des gîtes, l’information, la veille sanitaire etc. Cependant, la lutte contre les moustiques est l’affaire de tous, singulièrement quand il s’agit d’Aedes aegypti, un moustique domestique retrouvé dans des gîtes présents dans chaque maison. Il n’y a pas moyen pour les autorités de se substituer à chaque citoyen. Chacun, à titre individuel ou collectif doit éliminer les gîtes dans et autour de son domicile, de manière régulière, et se protéger des piqûres de moustiques !

Les pulvérisations sont la solution pour éradiquer le moustique : faux !

Les études montrent que le moustique développe une résistance croissante aux produits utilisés pour les pulvérisations.

Si la pulvérisation aérienne s’avère efficace au début d’une épidémie conscrite en un lieu, elle montre ses limites sur une épidémie étendue à toute une île comme la nôtre. La solution la plus efficace est alors la protection contre les piqûres de moustiques et la destruction des gîtes larvaires sur l’ensemble du territoire qui ne peut se faire sans la participation de tous !

Certaines communes de martinique ne sont pas concernées : faux !

Toutes les communes de la Martinique sont concernées par l’épidémie, et il y a des gîtes larvaires partout.

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